Selon la première Enquête québécoise sur la perception de la pauvreté de l'ISQ, plus du tiers des Québécois (34 %) affirme que ses revenus ne suffisent plus à couvrir les besoins de base comme le logement et l'alimentation.
Cette réalité dépasse les ménages modestes pour toucher désormais 15 % des foyers à revenu moyen-élevé et 8 % des plus nantis.
Près d'un citoyen sur deux peine à assumer des dépenses courantes, telles que des soins dentaires ou une urgence de 500 $.
Si certains jeunes sous le seuil de faible revenu ne se considèrent pas comme pauvres en raison d'une situation étudiante jugée temporaire, l'impact de cette précarité demeure lourd.
L'enquête démontre qu'elle engendre un isolement social profond, poussant de nombreux répondants à cacher leur situation financière par honte ou à éviter de nouer des relations.
Écoutez Amélie Groleau, professionnelle de recherche à Institut de la statistique du Québec, dans Le PM.