Deux études récentes publiées révèlent que les formations accélérées mises en place au Québec sont contre-productives.
Selon les chercheurs, cette approche mène à la déprofessionnalisation et risque d'aggraver la pénurie en amplifiant la désertion des enseignants, en plus de menacer la qualité de l'apprentissage.
Malgré ces alertes, la ministre de l'Éducation, Sonia LeBel, maintient le cap et défend ces « voies rapides », affirmant qu'elles répondent aux reconversions professionnelles.
Les experts, quant à eux, pressent le gouvernement de privilégier des solutions durables, comme l'amélioration des conditions de travail et la flexibilisation des parcours traditionnels.
Écoutez Mylène Leroux, professeure au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais et co-autrice de l'une des études, dans Le PM.