Une éventuelle abolition de Santé Québec marquerait la quatrième réorganisation majeure du réseau en vingt ans, mais le coût de ces réformes successives reste impossible à chiffrer.
Ensevelies sous les « opérations courantes », les dépenses en affichage, formulaires et refontes d'organigrammes n'ont jamais été compilées par l'État.
Au-delà des millions d'indemnités de départ et des incessants mouvements de personnel, ces chantiers mobilisent surtout l'énergie des gestionnaires au détriment des soins.
Plutôt que de tout défaire une nouvelle fois, des experts préconisent de stabiliser la structure actuelle tout en redonnant une réelle marge de manœuvre aux acteurs locaux.
Écoutez Mylaine Breton, professeure à l’Université de Sherbrooke et chercheuse en organisation des services de santé, dans Le PM.