En pleines séries éliminatoires, l'image de l'attaquant du Canadien Alex Newhook inhalant des sels d'ammoniac au banc des joueurs a relancé le débat sur cette substance.
Utilisés pour s'offrir un « coup de fouet » avant de sauter sur la glace, ces bâtonnets provoquent une hausse immédiate du rythme cardiaque et de l'état d'éveil.
Bien que ces stimulants soient légaux et absents de la liste de l’Agence mondiale antidopage, ils ne sont pas sans danger.
Selon Jean-François Naud, directeur du laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS, ils peuvent causer des brûlures aux voies respiratoires, des maux de tête et, surtout, masquer les symptômes d’une commotion cérébrale.
Cette popularité chez les professionnels inquiète les experts, qui redoutent l'effet de modèle sur les jeunes et le développement d'une dépendance psychologique liée à la performance.
Si la LNH tolère toujours la pratique, le hockey mineur québécois et la LHJMQ interdisent formellement l'usage de cette substance.
Écoutez Jean-François Naud, directeur du laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS, dans Le PM.