Après avoir consulté les experts du ministère de la Justice, le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que la Loi sur la clarté ne s'appliquait pas à la démarche référendaire de l'Alberta.
En effet, la question proposée par la première ministre Danielle Smith pour octobre 2026, jugée confuse par plusieurs, est considérée comme « une question sur une question » et s'inscrit dans le cadre constitutionnel sans viser une sécession unilatérale immédiate.
L'ex-ministre Stéphane Dion, père de la Loi sur la clarté, avait lui-même exprimé des doutes similaires.
Malgré ce recul technique, M. Carney a fermement réitéré que pour toute séparation effective au Canada, le seuil de 50 % + 1 ne suffirait pas, une position qui a provoqué la colère du Bloc québécois.
Par ailleurs, le premier ministre a durci le ton envers l'Alberta, qualifiant sa démarche de « bluff très dangereux » et traçant un parallèle avec le Brexit, dont il a été le témoin direct en tant qu'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre.
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