Le gouvernement du Québec lance officiellement les travaux pour encadrer quatre professions de la santé : les ostéopathes, les kinésiologues, les paramédics et les perfusionnistes.
Sous la supervision de l’Office des professions, ces intervenants obtiendront prochainement leur propre ordre professionnel ou seront intégrés à des structures existantes.
Pour le public, ce changement vise avant tout une meilleure protection. La création d'un ordre permettra d'uniformiser la formation (notamment par un futur programme universitaire en ostéopathie), de réserver les titres professionnels et d'imposer un code de déontologie strict.
Si les ostéopathes et kinésiologues voient cette étape comme une victoire historique après 30 ans d'attente, les paramédics sont plus divisés, certains craignant les coûts de cotisation alors que leurs conditions de travail stagnent.
En somme, cette réforme met fin à un flou entourant ces pratiques en garantissant que seuls les praticiens certifiés et surveillés puissent exercer.
Écoutez Marc-Antoine Pépin, président de la Fédération des kinésiologues du Québec, dans Le PM.