Le Canada accuse un retard technologique majeur dans ses systèmes de santé, se classant notamment comme le seul pays du G7 sans centre de protonthérapie.
Selon une étude de l’IEDM, cette lenteur s'explique par une bureaucratie rigide et un mode de financement qui perçoit l'innovation comme un risque financier plutôt que comme un bénéfice pour les patients.
Les chiffres sont frappants : alors que les États-Unis disposent de plus de 2000 établissements équipés de robots chirurgicaux, le Canada n'en compte que 39, dont une grande partie est financée par la philanthropie.
Cette inertie force les gouvernements, comme celui de l'Ontario, à débourser des centaines de millions de dollars pour envoyer les patients se faire soigner à l'étranger.
Pour remédier à cette situation, l’IEDM préconise une décentralisation du système et une plus grande implication des cliniques indépendantes afin d'accélérer l'accès aux technologies de pointe sans sacrifier l'universalité des soins.
Écoutez Emmanuelle Faubert, économiste à l’IEDM et auteure de la publication, dans Le PM.