Les véhicules connectés sont devenus les pires outils d'espionnage technologique, selon plusieurs experts.
Sous couvert de sécurité, les constructeurs accumulent une quantité massive de données (caméras, GPS, télémétrie) qu'ils partagent avec des tiers, des assureurs ou la police.
Des incidents récents, comme l'usage des données de Tesla lors d'enquêtes ou les failles de sécurité chez Volkswagen, illustrent les risques de dérives : surveillance étatique, accès non autorisé à des images privées et même utilisation par des conjoints violents.
Malgré l'inquiétude de 60 % des Canadiens, le droit au refus reste un parcours du combattant.
Au Canada, contrairement à la Californie, il n'existe pas de cadre législatif simple pour bloquer cette collecte sans perdre l'accès aux fonctionnalités du véhicule.
Face à ce constat, l'auteur appelle à une intervention gouvernementale urgente pour tracer une ligne éthique entre utilité publique et respect de l'intimité.
Écoutez l'intégralité de la chronique de Samuel Tremblay-Michaud, chroniqueur automobile chez RPM, dans Le PM.