Selon une étude des chercheurs Evelyne Brie et Gabriel Jarvis, l'enseignement de l'histoire varie radicalement d'une province à l'autre au Canada, alimentant ainsi les tensions régionales.
Si la période de la Confédération (1867-1931) fait consensus, le reste du récit national diverge : le Québec privilégie la Nouvelle-France, tandis que l'Ontario mise davantage sur l'histoire autochtone au détriment des réalités francophones.
Ces disparités ne sont pas neutres : elles façonnent des mémoires collectives fragmentées.
En ignorant certains groupes ou périodes selon les frontières provinciales, les programmes scolaires empêchent les élèves de partager une vision commune du passé, ce qui fragilise la cohésion nationale et laisse de nombreux jeunes issus de la diversité sans reconnaissance de leur propre héritage.
Écoutez Gabriel Jarvis, chercheur et co-auteur de l'étude, dans Le PM.