Au Canada, le conspirationnisme gagne du terrain : près d'un citoyen sur cinq (18,8 %) est désormais un adhérent convaincu, une hausse marquée depuis 2021 selon un rapport de la Chaire UNESCO-PREV basé sur un sondage Léger de 2025.
Cette tendance s'accompagne d'une progression du doute chez 14,6 % des indécis et touche particulièrement les hommes de 18 à 54 ans.
Le phénomène s'alimente d'une méfiance généralisée envers les institutions, notamment les grandes entreprises, les organisations internationales et les gouvernements, dont la gestion de la pandémie n'a pas fait l'objet d'un bilan public suffisant.
Parmi les thèses les plus populaires, on retrouve la méfiance envers les vaccins (29,7 %) et la théorie du « grand remplacement » liée à l'immigration (25,9 %).
L'étude souligne que l'isolement social, la détresse psychologique et l'utilisation prédominante des réseaux sociaux comme source d'information sont des facteurs clés de cette adhésion, qui s'avère plus élevée chez les anglophones et les allophones que chez les francophones.
Écoutez Sylvain Bédard, coordonnateur scientifique de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents à l’Université de Sherbrooke, dans Le PM.