Malgré l’accord-cadre irano-américain visant à mettre fin au conflit, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a de nouveau ralenti vendredi.
L’autorité maritime iranienne exige désormais que tous les navires soumettent une demande de transit 48 heures à l’avance et suivent un nouvel itinéraire déplacé vers le sud, qui reste toutefois plus proche des côtes iraniennes qu’avant la guerre.
En conséquence, les passages ont chuté, passant de 22 jeudi à seulement 8 vendredi en fin de journée.
Bien que la sécurité globale se soit améliorée, le risque reste présent en raison de la confirmation par la Marine pakistanaise d'une mine navale près des côtes omanaises.
Parallèlement, les ports de la région, comme celui de Khor Fakkan aux Émirats arabes unis, tentent de résorber les retards accumulés.
Cette reprise demeure fragile, d'autant plus que les pourparlers sur le nucléaire iranien prévus en Suisse ont été reportés sine die, replongeant la région dans l'incertitude.
Écoutez l'intégralité de la chronique d’Éric Arseneault, enseignant en actualité internationale au Cégep de Jonquière, dans Le PM.