Face à l'explosion des coûts de la collecte sélective, les entreprises alimentaires québécoises demandent l'instauration d'écofrais visibles sur les emballages.
Actuellement, ces frais sont cachés dans le prix des produits, ce qui alimente une inflation « invisible » pour le consommateur.
L'industrie plaide pour plus de transparence, estimant que les citoyens doivent prendre conscience du coût réel de la gestion de leurs déchets.
Toutefois, cette proposition se heurte au scepticisme des experts. Certains jugent qu'appliquer des frais spécifiques à chaque emballage serait un casse-tête administratif.
De leur côté, les groupes environnementaux comme Équiterre rappellent le principe de la responsabilité élargie des producteurs : c'est aux entreprises, et non aux citoyens, de financer et de réduire la pollution à la source en concevant des emballages plus écologiques.
Écoutez Grégory Pratte, vulgarisateur et expert en gestion des matières résiduelles, dans Le PM.