Acheter une vieille église pour la transformer en condos ou en centre culturel peut réserver des surprises macabres.
Des promoteurs à Saint-Irénée ou à Sainte-Geneviève-de-Batiscan en ont fait l'expérience récente : en creusant pour installer une ventilation ou abaisser un plancher, ils sont tombés nez à nez avec des crânes et des cercueils oubliés.
Loin d'être des cas isolés, ces découvertes rappellent la coutume « ad sanctos », très répandue au Québec jusqu'au début du XXe siècle.
À l'époque, l'élite locale (médecins, bourgeois, riches agriculteurs) payait le prix fort pour être enterrée sous le plancher de l'église, au plus près des saints.
Aujourd'hui, alors que des centaines d'églises changent de vocation, la question de la gestion de ces cimetières intérieurs devient un enjeu patrimonial et sanitaire majeur pour les nouveaux propriétaires.
Écoutez Martin-Thomas, Alexandra et Charlotte dans Le PM.