L’école québécoise délaisse-t-elle sa mission d’enseignement pour devenir un prestataire de services sociaux ? C’est le cri d’alarme lancé par Pascale Bourgeois.
Entre la multiplication des intervenants (psychologues, travailleurs sociaux) et les innombrables ateliers de sensibilisation, la salle de classe ressemble de plus en plus à un CLSC.
Cette « approche thérapeutique » généralisée transformerait les élèves en bénéficiaires vulnérables plutôt qu’en apprenants autonomes.
Le risque ? En focalisant excessivement sur le ressenti et le bien-être émotionnel, l’institution pourrait paradoxalement fragiliser la jeunesse.
Pour l'auteure, l'école doit cesser de gérer des subjectivités pour redevenir un lieu de transmission du savoir, seul véritable outil pour aider les individus à « se tenir debout ».
Écoutez Pascale Bourgeois, chargée de cours au Département d’éducation et pédagogie à l'UQAM, dans Le PM.