Alors que les techniques des fraudeurs se raffinent, la fraude financière demeure un sujet tabou au Québec.
Selon un récent sondage de la TD, 58 % des Québécois se sentiraient moins vulnérables si le sujet était abordé en famille.
Pourtant, la honte paralyse la parole : un répondant sur cinq confie qu'il n'oserait parler à personne s'il était piégé, et plus du quart a déjà caché une arnaque à ses proches.
Ce silence accentue l'isolement et la vulnérabilité des citoyens, particulièrement des aînés.
Plus de 60 % des Québécois s'inquiètent pour leurs proches plus âgés, et un tiers se sentent obligés de jouer le rôle stressant de « police antifraude ».
Pour briser ce cercle vicieux, les experts de la TD rappellent que la discussion reste la meilleure arme.
Ils conseillent d'aborder le sujet naturellement au quotidien, par exemple en partageant un message texte suspect reçu récemment, afin de désamorcer la stigmatisation avant qu'il ne soit trop tard.
Écoutez Roxane Beaupré, directrice de succursale à la TD, dans Le PM.