Un groupe de réflexion américain préconiserait d'appuyer financièrement le Parti québécois pour affaiblir le Canada.
Bien qu'avertie par Ottawa à trois reprises depuis janvier, la cheffe caquiste Christine Fréchette affirme n'avoir appris la situation que tout récemment.
Assurant qu'aucune ingérence directe n'a été constatée, elle sollicite l'aide du gouvernement fédéral.
L'affaire fait grand bruit dans la campagne : Québec solidaire dénonce un manque de transparence, tandis que le Parti libéral somme Paul St-Pierre Plamondon de clarifier ses liens avec les États-Unis.
Le chef péquiste renie catégoriquement toute rencontre politique américaine et soupçonne une fuite politique orchestrée à deux jours du vote par anticipation.
Mme Fréchette a aussi révélé avoir rejeté une approche directe de Washington pour négocier un accord commercial sans Ottawa.
L'expert en sécurité nationale et ex-agent du SCRS, Michel Juneau-Katsuya, profite de l'occasion pour lever le voile sur les réseaux d'espionnage, le recrutement d'informateurs et la vulnérabilité du Canada face à l'ingérence étrangère.
Écoutez Michel Juneau-Katsuya, ancien membre du Service canadien du renseignement de sécurité, dans Le PM.