Devant un déficit d'entretien des infrastructures québécoises estimé à près de 100 milliards de dollars (routes, hôpitaux, écoles et réseaux d'eau), la pertinence des promesses électorales coûteuses est remise en question.
Inspirés par une sortie de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, Marie-Eve Tremblay discute avec l'analyste Patrick Déry du surenchérissement des partis politiques en période électorale.
Afin de prioriser la réparation des actifs existants, devrait-on prendre une pause dans les nouveaux programmes?
Écoutez Patrick Déry, analyste en politiques publiques, en discuter au micro de Marie-Eve Tremblay mardi matin.
«La logique des partis politiques, c'est de dire: on promet, on promet, on promet. [...] Le populisme, c'est toujours tentant, puis notre mode de scrutin fait qu'avec 30 ou 32% des voix, un parti politique peut espérer une majorité.»
En réaction, le chroniqueur Stéphane Gendron nuance ce constat en critiquant la gestion des mairies actuelles et la dépendance des municipalités aux subventions.
«C'est bien plus sexy inaugurer un beau parc avec des équipements que d'investir dans le sous-sol, l'égout, l'aqueduc, ces affaires-là.»