Une expérience menée par La Presse révèle qu'une participante de 20 ans a pu acheter de la marijuana dans quatre magasins de la communauté de Kanesatake sans aucune vérification d'identité, un employé admettant même ouvertement l'illégalité de la transaction.
En l'absence de réglementation adoptée par le conseil de bande, la quarantaine de commerces locaux opère hors du réseau de la SQDC et propose des produits attractifs et fortement dosés en THC, comme des friandises colorées, particulièrement populaires chez les jeunes.
Selon l'Institut de la statistique du Québec, 27 % des consommateurs de 18 à 20 ans s'approvisionnent désormais dans les communautés autochtones.
Face à des produits aux concentrations incontrôlées et aux risques sanitaires incertains, des experts en santé publique réitèrent leurs doutes quant à l'efficacité de la limite d'âge québécoise fixée à 21 ans.
Ils estiment que cette prohibition rigide ne fait que repousser les jeunes vers ce marché parallèle non réglementé plutôt que de les encadrer.
Écoutez Jean-Sébastien Fallu, professeur titulaire à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal, dans Le PM.