Bien que la question soit d'actualité, les constructeurs chinois ne se montrent pas plus intrusifs que leurs concurrents occidentaux.
Aujourd'hui, presque toutes les voitures connectées enregistrent massivement nos données, qu'il s'agisse de la géolocalisation, des images des caméras ou des conversations dans l'habitacle.
L'amende de 12 millions de dollars récemment infligée à General Motors pour la revente de données sans consentement prouve que le problème touche l'ensemble de l'industrie, faisant désormais de l'automobile l'un des pires secteurs pour la protection de la vie privée.
La véritable différence avec les véhicules chinois réside plutôt dans le cadre législatif de Pékin.
Les lois locales obligent les entreprises à partager leurs données avec le gouvernement sur demande, ce qui fait craindre aux autorités occidentales un risque d'espionnage près des sites sensibles.
Néanmoins, l'accès des gouvernements aux données n'est pas exclusif à la Chine, puisque la police américaine utilise déjà des images de véhicules connectés pour ses enquêtes.
Pour les conducteurs soucieux de leur confidentialité, la meilleure option reste de choisir des modèles moins technologiques.
Écoutez l'intégralité de la chronique de Samuel Tremblay-Michaud, chroniqueur automobile chez RPM, dans Le PM.