Dans une tribune publiée par Le Devoir, les experts Suzanne-G. Chartrand et Georges Legros soutiennent la fin de l'accord du participe passé avec l'auxiliaire « avoir ».
Bien plus qu'une simple concession à la facilité, cette réforme vise à redonner de la cohérence au système grammatical français.
Introduite par mimétisme avec l'italien au XVIe siècle, la règle actuelle est jugée artificielle et constitue la première source de fautes, même chez les universitaires.
Pour les auteurs, l'invariabilité permettrait au participe de retrouver sa véritable nature verbale, simplifiant ainsi l'apprentissage tout en respectant la logique interne de la langue.
Écoutez Sandrine Tailleur, directrice du Centre de valorisation du français à l'UQAC, dans Le PM.