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Sécurité des joueurs

«Il n'y a plus vraiment de coups intentionnels» -Stéphane Quintal

«Il n'y a plus vraiment de coups intentionnels» -Stéphane Quintal
Stéphane Quintal. / Bruce Bennett/Getty Images

Cela fait maintenant plus de dix ans que le Québécois Stéphane Quintal travaille au sein de la Ligue nationale de hockey.

Celui qui est le vice-président senior à la sécurité des joueurs de la LNH arrive justement d'Orlando lors d'une réunion portant sur la sécurité des joueurs - commotions cérébrales - avant de prendre place au micro de Mario Langlois, aux Amateurs de sports.

Durant près de 45 minutes, Quintal aborde les enjeux actuels de la sécurité des joueurs, la différence entre les salles de Toronto et de New York pour les décisions d'arbitrage et l'évolution de la LNH vers plus de sécurité.

Une chose qui a grandement changé, c'est l'éveil des joueurs aux dangers des commotions cérébrales. Il n'y a pas si longtemps, les joueurs minimisaient les commotions cérébrales, histoire de pouvoir continuer à jouer.

Plus maintenant.

«On a même des joueurs qui vont dire au thérapeute: "Regarde mon coéquipier, parce que je pense qu'il va pas bien.'' On n'aurait jamais vu ça avant», assure Quintal.

Et qu'en est-il, globalement, de la sécurité au hockey?

«C'est plus sécuritaire, c'est incroyable! Il n'y a plus vraiment de coups intentionnels. Les coups à la tête que l'on voit, c'est parce que le gars a manqué sa mise en échec. Son angle d'approche n'était pas bon.»

L'ancien défenseur nuance entre faire sentir sa présence et vouloir blesser un adversaire.

«Quand je jouais, je frappais pour essayer de faire mal, puis de faire sentir ma présence. (...) Mais de blesser un joueur, je crois pas à ça, que tu veuilles vraiment sortir un joueur... »

Et qu'en est-il de la déclaration de Brad Marchand qui a dit qu'il essayait de blesser des adversaires?

«Je pense que ce qu'il voulait dire c'est ce que j'ai dit tantôt. Je me rappelle mes premières années à Boston. Raymond Bourque à chaque présence, il se faisait frapper, frapper, frapper. À un moment donné, ça, ça te rentre dans le corps parce que tu te fais toujours frapper. Je pense qu'en séries, c'est ça l'objectif. Tu vas essayer d'aller vers les meilleurs joueurs pour les décourager un petit peu. Je ne pense pas que Brad voulait dire ça. (...)  Tu ne veux pas voir un autre joueur blessé.»

Autres sujets discutés

  • Le cas Morgan Rielly a divisé le comité de sécurité
  • Se faire engueuler par Glen Sather
  • Le fonctionnement pour les suspensions
  • L'équipement de protection
  • Son meilleur capitaine à Montréal: Saku Koivu. Ailleurs, Raymond Bourque

On écoute Stéphane Quintal...

Mario Langlois et Stéphane Quintal/Cogeco Media

Source: Mario Langlois et Stéphane Quintal/Cogeco Media

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