À l'approche de la fin des classes, l'irritabilité et l'agitation des enfants traduisent souvent une « fatigue de juin » bien particulière.
Selon la chercheuse Eve Pouliot et l'intervenante Lydia Girard, cette fatigue n'est pas de la somnolence, mais une accumulation de dix mois d'efforts scolaires et relationnels.
N'ayant pas la maturité pour la gérer, les jeunes deviennent impulsifs, intolérants à la frustration et multiplient les oublis ou les maux physiques.
Ce surmenage est amplifié par le stress des examens et l'anxiété liée aux transitions futures, comme le deuil des amitiés actuelles ou le changement d'école.
Pour les soutenir, les adultes doivent décoder ces comportements comme des appels à l'aide plutôt que des caprices.
Les expertes conseillent d'alléger la pression, d'offrir un espace de dialogue sécurisant et de faire preuve de souplesse.
Face à la tension qui monte, il vaut mieux privilégier l'empathie, la complicité et le plaisir partagé plutôt que la performance.
Écoutez Eve Pouliot, professeure titulaire en travail social à l’UQAC, dans Le PM.