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La Poche Bleue

Carey Price s'ouvre sur la pression, le duel avec Halak et la santé mentale

Carey Price s'ouvre sur la pression, le duel avec Halak et la santé mentale
Carey Price / Minas Panagiotakis/Getty Images

Figure dominante du Canadien depuis plus d’une décennie, le gardien de but Carey Price a abordé une foule de sujets lors d’un épisode du balado de La Poche bleue.

En compagnie de ses anciens coéquipiers Guillaume Latendresse et Maxim Lapierre, collaborateurs au 98.5 Sports, Price a rappelé les entrevues ardues qui ont précédé sa sélection par le Tricolore en 2005, le fait qu’il ne pensait pas être sélectionné par la formation montréalaise, la pression inhérente de jouer à Montréal et l’importance de parler de santé mentale de nos jours.

L’avant-repêchage de 2005

«Je tente de me souvenir… Deux dépisteurs sont venus me voir à Tri-City. Un d’Atlanta, l’autre, du Minnesota. Le dépisteur d’Atlanta a démontré beaucoup d’intérêt envers moi.

«Je fais un "fast foward", au "combine", quand  il y a les rencontres entre mon agent et les équipes. Je pense que j’ai rencontré les représentants de 13 ou 14 équipes… peut-être 15.  Globalement, je pense que mon entrevue avec les gens de Montréal a été la plus ardue.»

«Ils me posaient des questions difficiles. Je pense qu’ils voulaient voir comment j’allais réagir avec les médias. L’une d’entre elle, je pense, était que j’avais l’habitude de concéder un mauvais but par match. Et là, je me disais : "Quoi? (petit rire)".

«J’ai dit que je n’étais pas vraiment d’accord avec ça, mais je pense que j’ai bien répondu en disant que c’était quelque chose sur laquelle je me devais de travailler. Je me disais que cet entretien était vraiment difficile. Là, je me rapporte au repêchage, et chaque fois que les Canadiens repêchent quelqu’un, je me souviens de cette entrevue et je me demande si ça c’est bien passé ou pas…»

Minnesota ou Columbus

Lors de ce repêchage, Price a cru qu’une autre équipe que le Canadien allait le sélectionner.

«Je pense que c’est Minnesota qui repêchait avant… Montréal m’a sélectionné tout de suite après et je n’étais vraiment pas convaincu de cette décision. Columbus a fait son choix après. Je pensais… Peut-être Minnesota... Peut-être Columbus… Et un peut-être encore plus gros pour Montréal.»

Price estime qu’il a eu un très bon camp des recrues et il souligne la classe de José Théodore qui l’a bien soutenu à cette époque. 

La confrontation Halak-Price

Quelques années plus tard, Price s’est retrouvé au sein de ce qui a longtemps été perçu comme le débat «Halak-Price» en raison des bonnes performances de Jaroslav Halak.

«C’était ma deuxième saison. "Jaro" jouait bien et je pense que je ne jouais pas très bien à l’époque. J’étais en développement. Mon niveau de confiance n’était pas très bon et Jaroslav s’est imposé. Dans mon esprit, j’avais deux choix: m’apitoyer sur mon propre sort ou me défoncer pour m’améliorer.»

Et, oui, Price admet que cet épisode a sonné le réveil (wake up call) pour lui.

«Tout à fait. J’ai été gardien partant toute ma vie. De voir quelqu’un faire ce que je voulais faire m’a fait réaliser qu’il fallait que je mette les bouchées doubles.»

Était-ce la première fois qu’il ressentait de la pression à Montréal?

«Je pense que tu la ressens d’entrée de jeu. Quand j’ai été repêché, je me suis fait dire que les deux emplois les plus difficiles au Canada sont d’être le premier ministre et le gardien de but des Canadiens de Montréal. Oh boy… Dès le départ, je me suis dit : "C’est comme ça. Ce sont des choses que je ne peux pas contrôler."»

Parler de santé mentale

D’un naturel réservé, peu d’observateurs s’attendaient à ce que Price s’ouvre sur ses problèmes personnels qui l’ont mené à demander de l’aide à l’Association des joueurs de la LNH. Il pense, au contraire, qu’il faut parler de ces problèmes publiquement.

«Tout est une question d’apparence, surtout dans une équipe de hockey quand tu es dans une situation de leadership ou en tant que vétéran. Tout le monde te voit comme un modèle. Tu mets constamment une façade. Tout le monde te regarde, mais ça ne signifie pas que tu n’es pas nerveux ou que tu ne vis pas de choses difficiles.»

«Je pense que c’est important de parler de ces choses plutôt que de garder ça pour toi, surtout si tu n’as personne à qui te confier. J’ai toujours eu mon père, mais tu ne peux pas parler de tout à tout le monde.»

Price nomme Peter Budaj, Shea Weber et Jeff Petry parmi ceux avec lesquels il a partagé des discussions du genre.

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