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Le métier d'arbitre dans la LNH

«Avec la communication, les problèmes se règlent plus vite» -Justin St-Pierre

«Avec la communication, les problèmes se règlent plus vite» -Justin St-Pierre
Justin St-Pierre
Crédit photo: Getty Images / Frederick Breedon / Contributeur

Au micro de Kevin Dupont, l'arbitre dans la Ligue nationale de hockey depuis 2003, Justin St-Pierre discute de sa carrière et des coulisses de son métier.

Au total, il a arbitré 1123 matchs dans le circuit Bettman. St-Pierre mentionne qu’il s’est blessé à une reprise depuis le début de sa carrière dans la LNH.

Quel est le secret pour atteindre 1000 matchs?

«L’entraînement fait partie de notre travail. On est payé pour faire un travail sur la glace, mais aussi pour s’entraîner. Il faut rester en forme. Je pense que vous pouvez le voir. Les joueurs sont entraînés 12 mois par année et ça va vite.»

St-Pierre mentionne que sa routine estivale est de faire un entraînement musculaire en matinée et un entraînement cardiovasculaire en après-midi. Il joue également au hockey.

Les débuts dans la LNH

Comme pour un joueur, le sentiment ressenti lors d’un premier match dans la Ligue nationale de hockey est inoubliable pour un arbitre. Le natif d’Albanel a raconté ce moment spécial dans sa vie.

Il est possible de constater la grande passion qu’a St-Pierre pour sa profession.

«Je m’en rappelle encore comme si c’était hier. Je n’oublierai jamais ça. J’étais à Columbus, j’étais avec Marc Joanette. Ce fut tout un ‘’trip’’. Encore là, quand j’embarque sur la glace, je commence ma vingtième année et c’est comme si c’était mon premier match. Je suis comme un enfant. J’ai hâte d’embarquer sur la glace. C’est encore plaisant d’arbitrer au hockey. Oui, le premier match était quelque chose, mais il faut toujours que ça soit comme ça.»

L’arbitre d’expérience mentionne que le stress demeure toujours présent. Il est d’avis que tous ses collègues et lui sont des êtres humains, mais ils ne veulent pas faire d’erreur.

L'évolution de l'arbitrage

Au cours de cet entretien, St-Pierre a parlé d’un élément clé de son métier: la communication. Selon lui, vaut mieux ne pas engueuler après un officiel.

«Oui, un arbitre peut avoir un joueur ou un entraîneur avec lequel il est plus difficile de communiquer, mais ce n'est plus le cas aujourd’hui. On ne voit plus beaucoup de personnes qui se crient après. Oui, dans le temps, ça se faisait, mais avec la communication… Ce n’est pas compliqué. Pour parler à des joueurs et des entraîneurs, si ça ne se crie pas après, ça règle les problèmes encore plus vite.»

St-Pierre admet qu’à ses débuts, les entraîneurs avaient tendance à crier plus fort à l’égard des arbitres.

1000e match en carrière arbitré au à Montréal

L’arbitre québécois est revenu sur son 1000e match arbitré en carrière le 27 février 2020. St-Pierre souligne que lors de ce plateau en carrière, la Ligue nationale autorise les officiels de choisir le lieu et les collègues pour la soirée.

Il avait choisi Montréal. Sa famille était sur place. Il a reçu un chandail signé par les deux équipes, soit les Rangers de New York et les Canadiens de Montréal. Un cristal sur lequel étaient transcrits les noms des arbitres impliqués et des deux équipes ainsi qu’une signature du commissaire Gary Bettman. Ses collègues lui avaient donné un livre avec des photos et des mots de sa famille ainsi que de ses complices. D’autres cadeaux lui avaient aussi été remis.

Autres sujets abordés dans l’entrevue:

  • Les sacrifices des familles
  • Les contestations des entraîneurs
  • L’École d’arbitrage au hockey Justin St-Pierre
  • La relève de l'arbitrage

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