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Jean Pascal a-t-il toujours ce qu'il faut?

Le retour de Jean Pascal, c’est ce soir!

Le retour de Jean Pascal, c’est ce soir!
Jean Pascal
La Presse Canadienne

À 39 ans, Jean Pascal veut démontrer qu’il a encore ce qu’il faut pour redevenir champion du monde. Clairement, terminer sa carrière après avoir perdu sa ceinture de champion du monde à cause d’un test antidopage positif n’est pas dans ses plans.

Vendredi soir dans la région de Tampa en Floride, celui qui a été deux fois champion du monde, croisera le fer avec le Chinois Fanlong Meng.

C’est une chance pour lui de prouver qu’il fait encore partie de l’élite de la boxe.

« Ce que je veux le plus, c’est de gagner haut la main et remonter les classements mondiaux pour revenir parmi les meilleurs de ma division. Mais je sais que ce ne sera pas facile, Meng est un ancien Olympien comme moi. Mais je suis invaincu contre les gauchers et le compte le demeurer. Sans vouloir le discréditer, j’ai battu de meilleurs gauchers que lui. »

Pascal lui-même n’est plus un jeunot, il reconnaît que certains de ses attributs ne sont plus ce qu’ils étaient.

« Mes meilleures qualités étaient ma force et ma vitesse. C’est certain que j’ai peut-être perdu cette petite fraction de seconde. Mais ce que j’ai perdu de ce côté, je le compense avec mon expérience. »

Pascal s’est dit un peu fatigué de son camp d’entraînement, lui qui a avoué encore avoir quelques livres à perdre avant la pesée.

« Ce n’est pas facile faire le poids, mais j’ai toujours trouvé le moyen de le faire. Et ce sera le cas à nouveau cette fois. Mes deux derniers combats étaient des combats de championnat du monde, et je les ai gagnés, je ne vois pas pourquoi je ne gagnerais pas cette fois. Je serai un peu rouillé oui, mais je vais rapidement retrouver mes repères. »

Pascal entre dans ce combat comme négligé, une position qui lui est familière.

« J’ai souvent été le négligé, à la boxe comme dans d’autres aspects de ma vie. Au secondaire j’ai été sélectionné pour faire partie des génies en herbes à mon école, personne ne pensait que c’était possible. Je sortais toujours aussi avec les plus belles filles, à la surprise de tous. Donc ce n’est pas hier que je suis le négligé. »

Se battre dans l’anonymat

C’est sans tambour ni trompette que Jean Pascal remonte dans le ring, on est loin des belles années où les semaines de combat créaient une fébrilité dans l’air au Québec.

« On dirait qu’on vit un petit déclin au Québec pour la boxe. Mais j’ai bon espoir que la boxe redeviendra un des sports favoris au Québec. C’est comme un cycle, je présume. Mais je suis un vétéran, je n’ai pas besoin de toute l’attention qui vient avec ça. »

Pascal a fait la pluie et le beau temps sur les cartes les plus vues dans le monde sur des réseaux comme Showtime et HBO. Aujourd’hui, c’est sur une plateforme beaucoup plus sobre qu’il se battra. 

« Les gens peuvent me voir pour 1,99$ sur www.proboxtv.com. C’est rien! À ces prix-là, je suis comme une cheap date, a-t-il lancé à la blague. C’est une nouvelle façon pour les gens de regarder la boxe, à prix modique. Et en espérant que mon adversaire saura en vendre plusieurs en Chine, ce qui nous aiderait grandement. »

Si le destin lui en donne la chance, il aimerait de tout cœur terminer sa carrière à Montréal.

« C’est là où sont mes fans. Ils ont été là quand ça allait bien et quand ça allait mal. Ce serait vraiment spécial pour moi de terminer ça en beauté à Montréal lors d’un tout dernier combat. »

Bonne chance David Lemieux

C’est un week-end de boxe qui aurait fait vibrer le Québec il y a quelques années, puisque samedi soir, à Phoenix, David Lemieux aussi remonte dans le ring.

Il croisera le fer avec un jeune prodige de la boxe en David Benavidez. On parle ici d’un combat de championnat du monde intérimaire.

« Je connais ce Benavidez, en 2008, j’étais en camp d’entraînement et ce jeune de 11 ans est venu me voir pour prendre des photos. Son père m’avait dit qu’il deviendrait un jour champion du monde, et c’est arrivé. Lemieux n’aura pas une tâche facile, mais nous les boxeurs du Québec, il ne faut jamais nous compter comme battus, nous sommes faits de quelque chose de spécial. »

Pascal en sera à un premier combat en trois ans, depuis sa victoire face à Badou Jack en 2019.

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