Jeune, Guillaume Latendresse espérait jouer dans la LNH. Il l'a fait et il a même porté l'uniforme des Canadiens de Montréal.
Quand sa carrière s'est terminée plus tôt que prévu en raison de multiples commotions cérébrales, il s'est recyclé dans le monde des médias, toujours en parlant de hockey.
Et il y a deux ans, il a quitté la vie publique. Vie publique avec laquelle il vient de renouer avec le hockey des Canadiens sur Prime Amazon.
Écoutez la longue, passionnante et touchante entrevue de Guillaume Latendresse avec Mario Langlois, aux Amateurs de sports.
Ce retour avec Prime était exactement ce qu'il cherchait après avoir disparu de l'espace public pour se refaire une santé.
«J’ai arrêté, car j'étais au bout du rouleau. Je me retrouve dans mes souliers, avec mes amis. Je m'ennuyais du hockey», dit-il
De son propre aveu, il a finalement assumé qui il était. L'hyper gêné qu'il était perdait cette gêne quand il buvait.
Mémorable match des anciens
Invité à participer aux matchs des anciens Canadiens contre les Jets, lors du match en plein air à Winnipeg, Latendresse a revécu des sensations de plaisir qu'il avait oublié.
«C’était complètement fou la partie des anciens… Merci aux Jets. Je ne pense pas revivre une émotion de même», dit-il.
Un contraste avec ses dernières années en qualité de joueur.
«Mes trois dernières années. Ma saison à Zurich, ma saison à Ottawa, puis, je dirais peut-être ma dernière avec le Wild. Pffff... Je ne profitais pas, là. Je survivais. Le terme, c'est survivre, avec les maux de tête, les commotions, tout ce qui se passait. Je survivais plus que je ne profitais. Mais ça m'a rappelé à quel point mes plus beaux souvenirs du Centre Bell, c'est les hymnes nationaux. Les hymnes nationaux quand j'avais la chance d'être sur l'alignement de départ. Je regardais toujours l'aréna au complet. Je ne restais pas juste devant le drapeau. J'essayais d'aller rechercher toute l'ambiance... Le Centre Bell, pour moi, c'est l'hymne national. C'est comment le monde embarque... L'ambiance. Il y a pas deux places vraiment comme ça.»
«Mon expérience de Montréal, j’aimerais la vivre aujourd'hui. Je pense que j'aurais vraiment une approche différente», dit celui qui admet qui lui manquait un sentiment d’urgence.
Les autres sujets discutés
- Le premier but en carrière, le plus laid, selon lui;
- La Poche bleue: «Je ne voulais pas décevoir Maxim Lapierre»;
- La Ligue nord-américaine du hockey;
- Sa décision de cesser de prendre de l'alcool; «J'ai pris quatre verres en deux ans. Tous mes symptômes (de commotion) ont diminué de 50%.»
- Latendresse admet adorer être seul;
- Pour son fils, il a peut-être été un étranger;
- Un autre sportif, Étienne Boulay, a été un exemple pour lui;
- «Il y a jouer dans la LNH et jouer pour le Canadien»;
- «Mon dernier bout de temps avec Jacques Martin, je n’ai pas trippé»;
- «J’ai adoré Guy Carbonneau, jamais de l’overcoaching»;
- «J’avais les yeux pleins d’eau» quand il a été échangé;
- «Je ne méritais pas ce statut (Gui! Gui! Gui!), ça a été dur»;
- Il a adoré jouer avec les Russes, mais ce fut bizarre quand il est arrivé avec le Wild;
- «Chuck Fletcher, ce gars-là m’a tout donné. La meilleure personne»;
- «Kucherov, demain à Montréal, sans hésiter. On a la bonne personne (Martin St-Louis) pour placer ces gars-là».