Insalubrité des écoles, classes surchargées et absences de professeurs non remplacés: les 250 000 lycéens qui prennent la rue en France auront-ils un impact sur un possible soulèvement d'écoliers ici au Québec?
Pour le président de la Fédération des directions d'établissement d'enseignement, Francis Côté, il n'est pas impossible que des jeunes du secondaire au Québec imitent les lycéens français, mais il doute que l'ampleur sera importante.
Écoutez Francis Côté, président de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE), se prononcer sur la question, mercredi, au micro de l'animatrice Marie-Eve Tremblay.
M. Côté estime que des petits groupes pourraient s'insurger, mais que, comme lors de l'interdiction des cellulaires en classe, le tout restera minime.
Il souhaite profiter des manifestations en France et des revendications des jeunes pour discuter avec les élèves québécois pour trouver des solutions à leurs problèmes.
«Je n'ai pas eu d'écho spécifique du terrain, je vous avoue. Globalement, ce qu'on peut dire, c'est qu'on met en place les infrastructures, la sécurité, l'encadrement nécessaire. Souvent, c'est des petits coups d'épée dans l'eau de certains élèves qui aimeraient avoir un petit bout de journée ''off''.»