L'intelligence artificielle gagne du terrain dans le secteur bancaire, mais les Québécois préfèrent l'humain pour les décisions financières importantes.
Selon un sondage de la TD publié aujourd'hui, plus de 70 % des répondants font davantage confiance à un expert ou un proche qu'à l'IA.
La crainte d'erreurs pousse une majorité d'entre eux à exiger un accompagnement exclusivement humain pour la planification de la retraite (56 %) ou l'obtention de conseils (55 %).
L'IA est pourtant bien accueillie pour les tâches quotidiennes : la moitié des Québécois l'acceptent pour le suivi des dépenses ou le calcul de la cote de crédit.
Le sondage révèle enfin un paradoxe, puisque les Québécois sont les moins informés au pays sur les usages de l'IA (55 % contre 63 % au Canada), bien que 90 % se disent prêts à s'adapter à ces technologies.
Pour le Québec, l'avenir bancaire sera donc hybride, alliant commodité technique et expertise humaine.
Écoutez Carl Vignola, directeur principal de district au Groupe Banque TD, dans Le PM.