Un pharmacien de Chicoutimi a refusé de prescrire une contraception orale d’urgence à une jeune femme en raison de ses convictions religieuses.
Une mère s'est présentée à la pharmacie située à l’intersection du Boul. Talbot et de la rue des Saguenéens dimanche avec sa fille d'âge mineure.
Après quelques minutes d'attente, une employée les a informés que le pharmacien refusait de les servir en raison de ses convictions.
Celui-ci les a référés à une autre pharmacie, où leur demande a finalement pu être traitée.
Une situation semblable était survenue à la même pharmacie en 2022, alors qu'une dame de 24 ans a dû se rendre à une autre pharmacie pour recevoir la pilule du lendemain.
Rappelons cependant que la Charte des droits et liberté permet au personnel de la santé de refuser de fournir un soin en raison de ses convictions, à conditions de lui offrir une solution alternative pour obtenir ce soin.
Chaque pharmacien affilié à une pharmacie Jean Coutu gère les services professionnels qu’il offre. Nous reconnaissons le droit des femmes d’avoir accès aux services professionnels qu’elles souhaitent obtenir. La Charte des droits et libertés permet toutefois à un professionnel de refuser de fournir un soin ou service de santé en raison de ses convictions morales ou religieuses. Dans ces très rares cas, la plupart des pharmacies ont déjà en place des mécanismes qui permettent à la cliente de recevoir le service par un autre professionnel sur place ou dans le cas où le pharmacien est seul en service, dans les meilleurs délais dans une autre pharmacie située à proximité.
Écoutez le président de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Jean-François Desgagné, clarifier la responsabilité déontologique des pharmaciens...