Le concept du redshirting, retarder l’admission scolaire d’un enfant d’un an, gagne en popularité dans les discussions sur l'éducation.
Cette pratique vise principalement les garçons qui, statistiquement, affichent souvent une maturité émotionnelle et des aptitudes scolaires inférieures à celles des filles au même âge.
Au Québec, bien que les centres de services scolaires accordent ces dérogations avec parcimonie, les données montrent que les garçons sont deux fois plus nombreux que les filles à bénéficier d'une entrée tardive.
Si certains auteurs, comme Richard Reeves, prônent un retard généralisé pour les garçons, la communauté scientifique et politique québécoise reste sceptique.
Ils craignent que cette mesure n'accentue les inégalités sociales et soulignent que la solution réside plutôt dans l'adaptation des méthodes d'enseignement aux besoins spécifiques de chaque enfant.
Écoutez Égide Royer, psychologue et spécialiste de la réussite scolaire, dans Le PM.