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Après l’éclosion de Lafleur en 1974

«Il n’était plus arrêtable» -Jacques Lemaire

«Il n’était plus arrêtable» -Jacques Lemaire
Denis Brodeur NHLI vis Getty Images

Jacques Lemaire a été le joueur de centre de Guy Lafleur à la fin des années 1970, mais aussi son chambreur.

En conversation avec Mario Langlois, l’ancien numéro 25 des Canadiens a parlé de sa réaction quand il a appris la mort de Lafleur.

« On entend parler les gens. J’avais des nouvelles par Larry, par Steve…. », a noté Lemaire, d’entrée de jeu.

« Même si tu sais que la personne est très malade et que c’est certain qu’elle va partir, ça donne toujours un choc quand même quand un coup de téléphone arrive… Que la personne te dit: « C’est fait. Il est parti cette nuit… »

Lemaire a mis quelques secondes avant de se ressaisir et de mettre en contexte l’arrivée de Lafleur à Montréal. 

« Guy avait beaucoup de pression parce que Béliveau sortait. Au début, il se cherchait. C’était le casque… C’était ci… C’était ça… On dirait qu’il a fait la paix avec beaucoup de choses. Il a trouvé ses moyens et ça été le début de la gloire pour lui. À ce moment, il n’était plus arrêtable. »

Les gens l’ont un peu oublié, mais Lafleur est arrivé comme centre avant de passer à l’aile.

« Dans ces années-là, le joueur de centre était plus important. Il avait plus de travail à faire. Le centre devait faire produire ses ailiers. Tu veux qu’il remplace Jean Béliveau et en plus de ça il est au centre… Ça en mettait beaucoup sur ses épaules. Mais il a été capable de s’en tirer parce qu’il était bourré de talent. »

Le trio de choc

Guy Lafleur, Jacques Lemaire et Steve Shutt ont formé le meilleur trio de la Ligue nationale durant les années 1970. Une évidence que Lemaire a mis un peu de temps à réaliser.

« J’ai réalisé le feeling lors d’un entraînement. Lui et Steve marquaient beaucoup de buts. Moi, un peu moins. Durant un entraînement, Guy vient me voir et me dit : « Nous autres, si on ne prend pas trois points par match, on ne fait pas notre job. »

« Il réagissait naturellement. C’était son instinct du hockey qui le guidait. Il perdait l’instinct quand il avait trop de temps. »

« Ce qui me fâchait le plus… Je m’entraînais deux semaines avant d’arriver au camp d’entraînement. Lui, il ne faisait rien de l’été et il passait à côté de nous comme si nous étions arrêtés. »

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