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Gilles Courteau défend la LHJMQ

Initiations au hockey : un problème de culture du silence?

Initiations au hockey : un problème de culture du silence?
Gilles Courteau / PC/Jacques Boissinot
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Des représentants de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et de la Ligue canadienne de hockey ont témoigné, mercredi, devant la commission parlementaire à Québec, dans le dossier des initiations extrêmes dans le monde du hockey.

Devant les députés, Gilles Courteau, le commissaire de la LHJMQ, a insisté qu’aucun cas d’histoire d’humiliation lors d’initiations d’équipes n’a été rapporté dans sa ligue dans les dernières années.

Sa ligue n’est pas non plus mentionnée dans la poursuite récemment intentée par trois joueurs en Ontario. 

«Dans l’article en question, aucune équipe de la LHJMQ n’est impliquée, c’est important de le mentionner. Aussi, lors de la dernière année, aucun cas de ce type ne nous a été rapporté.»

Les joueurs et les représentants des équipes sont bel et bien au courant que les initiations sont interdites et que plusieurs mécanismes sont déjà en place pour aider les jeunes à dénoncer ce type de pratique.

Des sessions d’éducation sur plusieurs sujets sont présentées aux joueurs sous forme de vidéo en début de chaque saison. L’un d’eux consiste à expliquer que les initiations sont interdites. D’autres sujets y sont aussi abordés comme l’abus sexuel, les problèmes de santé mentale, le dopage et autres.

Par contre, la directrice des services aux joueurs Natacha Lorens a avoué qu’il existe un code toxique propre au vestiaire des joueurs.

« Malgré toute la prévention, nous savons qu’à un moment donné les portes du vestiaire se referment. Il y a une culture du silence du vestiaire qui persiste, et c’est plutôt à ça qu’il faut s’attaquer. »

Gilles Courteau partage cette opinion.

Un nouveau code d’éthique visant justement la culture du silence sera mis en place dès la prochaine saison.

Le commissaire a aussi avoué avoir conclu une entente hors cour avec un ancien joueur qui indiquait avoir des séquelles qui selon lui avaient été engendrées par un entraîneur des Foreurs de Val-d’Or qui avait été verbalement abusif envers lui. Mais cela n’avait rien à voir avec les initiations.

Lorsque questionné sur une histoire selon laquelle un joueur recrue avait été obligé de marcher nu avec un biscuit dans l’anus. Courteau a expliqué avoir eu vent de l’histoire sans véritablement savoir dans quelle équipe ça s’était passé.

De son côté le président de la Ligue canadienne de hockey Dan MacKenzie a indiqué que 12 plaintes ont été portées dans les 5 dernières années au niveau national. Dans certains cas, des sanctions importantes avaient été imposées.

Dans les deux cas, on a indiqué ne pas avoir de fonds secret dans le but d’indemniser les victimes.

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