À la suite du témoignage poignant de Donna, dont les deux jeunes fils de 8 et 9 ans ont été violemment agressés au parc par un groupe de jeunes à Lorraine, la mère déplore le manque de conséquences pour l'un des agresseurs.
Lors de sa rencontre avec les policiers, elle a appris que l'un des auteurs des coups, étant âgé de seulement 11 ans, ne peut faire l'objet de poursuites criminelles, la responsabilité pénale ne s'appliquant qu'à partir de 12 ans.
Une situation d'impunité intolérable pour la famille, alors que son fils doit retourner à l'école et y côtoyer son agresseur au quotidien.
Écoutez la mère Donna et la juge à la retraite Nicole Gibeault échanger sur la situation au micro de Marie-Eve Tremblay.
Intervenant sur le dossier, la juge à la retraite comprend le découragement de la population, mais rappelle que la loi fixe le seuil de la responsabilité criminelle à 12 ans.
Elle encourage toutefois fortement la mère à se tourner vers la justice civile. Selon le Code civil du Québec, il existe une présomption de responsabilité des parents pour les actes commis par leurs enfants mineurs.
Mme Gibeault invite également à signaler la situation à la DPJ pour troubles du comportement, afin de forcer une intervention auprès de la famille de l'agresseur.