Après avoir amorcé une transition de genre à 13 ans, Rose Guérin a choisi de faire marche arrière à l’aube de sa majorité.
Si ses traitements initiaux, incluant une mastectomie, ont été financés par l'État, elle doit aujourd'hui assumer seule les 30 000 $ nécessaires pour retrouver son apparence féminine.
La jeune femme de 21 ans dénonce un système qui l'a soutenue dans sa transition, mais qui l'abandonne désormais dans son parcours inverse.
Bien que les cas de détransition demeurent rares et variés, Rose Guérin souhaite briser l'isolement malgré l'hostilité rencontrée sur le web.
Elle ne se dit pas anti-trans, mais réclame un meilleur encadrement pour ceux dont le parcours médical s'avère, avec le recul, une erreur de parcours.
Des chercheurs soulignent que si ces situations de « regret décisionnel » sont minoritaires, le manque de ressources publiques laisse ces jeunes dans un vide médical et financier précaire.
Écoutez Annie Pullen Sansfaçon, professeure de travail social à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les enfants transgenres et leurs familles, dans Le PM.