Dix-sept ans après le meurtre sordide de son beau-fils de 4 ans, Stéphanie Meunier a obtenu l'autorisation de présenter une demande de réduction de peine.
Bien que son crime de 2008 ait profondément marqué le Québec par sa cruauté, le juge Mario Longpré a conclu que la détenue a démontré des progrès suffisants pour invoquer la « clause de la dernière chance ».
Incarcérée à vie, elle ne devait initialement être admissible à une libération conditionnelle qu'en 2033.
Ce recours, aboli en 2011 mais encore accessible pour les crimes commis avant cette date, permettra à un jury de décider si son comportement exemplaire en détention et son faible risque de récidive justifient de devancer cette échéance.
Cette décision survient malgré l'opposition farouche de la famille de la victime, qui dénonce une injustice face à l'horreur des sévices infligés à l'enfant.
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Écoutez l'intégralité de la chronique de Me Julien Boulianne dans Le PM.